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Marqué par l’internationalisation et par le raccourcissement des cycles de mode, le marché de l’habillement a vécu ces dernières années de profondes modifications.
Avec un montant estimé en France à 29,5 milliards d’euros, l’habillement représente un marché important, dont la moitié concerne l’habillement féminin, le tiers l’habillement masculin, et le reste celui de l’enfant.
Si le secteur de l’habillement a généré un chiffre d’affaires relativement stable ces 15 dernières années, il a cependant connu de nombreuses évolutions. Deux périodes ont été marquantes : une diminution significative du prix moyen, accompagnée d’une augmentation des volumes liée aux évolutions des modes de consommations puis, plus récemment, une stabilisation des prix, en partie due à l’introduction de produits plus créatifs.
L’étude du secteur montre un raccourcissement drastique des cycles de modes (passant d’une période de 5-6 ans à 2 mois !) et une segmentation plus fine : cette évolution pousse les entreprises de l’habillement à renouveler en permanence leurs collections et engendre une certaine forme de croissance. Les marques et les enseignes ont de plus en plus d’importance, et l’internationalisation, qui installe de nombreuses enseignes étrangères en France, augmente la concurrence.
Le marché est aujourd’hui dominé par les chaînes de magasins, françaises ou internationales, les hypermarchés et les grandes surfaces spécialisées. Les boutiques succursalistes représentent 27 % du marché du textile, alors que les indépendants voient leur part se réduire à moins d’un sixième. Dans les centres-villes, de nombreuses boutiques de petites tailles se partagent le marché avec les grands magasins.
Un vent de nouveauté souffle sur les chaussures, qui deviennent un élément à part entière de l’habillement.
Le marché de la chaussure (8,4 milliards d’euros, près de 345 millions de paires de chaussures), représente 22% du total de l’équipement de la personne. Vivarte y réalise plus de 1,3 milliard d’euros, avec une activité qui progresse de +3% (exercice 2009).
Sous l'influence d'une mode sportive et libérée des anciens usages, la chaussure fait l'objet d'un renouveau créatif qui contribue à son essor, notamment en volume. Un regain d'intérêt de la part des consommateurs a sorti la chaussure de son statut d'accessoire pour en faire un élément à part entière de l'habillement, une forme plus affirmée de l'expression de la personnalité. L'offre s'élargit au niveau des styles proposés et au niveau des prix. Les consommateurs, et plus particulièrement les hommes, acceptent plus facilement de payer un prix élevé pour un produit esthétique et de qualité.
Si la femme représente encore 50% du marché (en valeur), les segments de l’homme et de l’enfant se montrent les plus dynamiques, affichant des progressions en volume et en valeur. Malgré un intérêt plus marqué pour la chaussure, les consommateurs restent très versatiles et de plus en plus sensibles aux aspects qualitatifs de vente (décor, ambiance, services). Ceux-ci font le succès des magasins spécialisés (indépendants, succursalistes, grandes surfaces spécialisées, magasins de sport) au détriment des hypermarchés et supermarchés.
La distribution est aussi imprégnée par cette tendance à la démassification qui caractérise l'évolution actuelle du marché. Les principaux bénéficiaires en sont les sites à « plaisir ajouté », comme par exemple les magasins d’habillement qui n’hésitent plus désormais à proposer dans leurs espaces de vente une véritable collection de chaussures. Enfin, le circuit de la vente à distance via internet représente maintenant plus de 5% du marché.